Activité physique / assouplissements

Tout le monde sait que l’activité physique est bonne pour la santé, mais sait-on vraiment pourquoi?

Comme nous avons vu précédemment, le corps s’adapte à ce qu’on lui demande. Or, le corps a besoin de mouvement, toute espèce vivante se caractérisant par son mouvement dans toutes les parties de son organisme. Rien n’est figé. Cela permet à toutes les cellules, tissus, systèmes, qui constituent notre organisme d’échanger les molécules dont elle ont besoin pour être en bonne santé: absorber les éléments nécessaire, rejeter les déchets, se reproduire.

Ainsi, pour qu’un structure vivante soit en bonne santé, il lui faut maintenir une bonne mobilité. Il a même été montré que l’activité physique agit la lecture de nos gênes dans nos muscles, avec une influence potentielle sur nos performances et notre santé.[1]

L’être humain s’est ainsi développé grâce à cette mobilité. De plus en plus, au fil du temps, celui-ci s’est éloigné de sa mobilité naturelle (comme aller chercher de la nourriture) au profit de travail l’obligeant les même gestes répétitif ou une position statique qui favorisent l’immobilité et ainsi un manque d’échange au sein de son corps.

De plus, l’activité physique libère des molécules du bien-être que l’on appelle les endorphines. Celles-ci vont diminuer la douleur et nous permettre de nous sentir bien.

Approche des fascias

Les fascias (ou tissu conjonctif) sont le tissu de soutien de l’ensemble de l’organisme, entourent les os (périoste), les muscles, les vaisseaux sanguins et les nerfs, le système digestif (péritoine), le coeur (péricarde), le foie (capsule de Glisson), les poumons (plèvre), le cerveau et la moëlle épinière (méninges)…

Délaissés longtemps par la médecine, car considérés comme une simple enveloppe, ils constituent un véritable réseau au sein du corps de plus en plus étudié ces dernières années jusqu’à être même considéré comme un organe à part entière avec des propriétés de transmission de forces sur le corps entier [2][3][4] et une capacité de contraction qui peut entrainer des pertes de mobilité. [5]

Le corps n’est plus considéré comme un empilement d’os mais plutôt désormais comme une immense toile d’araignée de fascias, visqueuse et élastique, les os servant de poulies de réflexion. On parle de modèle de biotenségrité pour ce type de conformation. [6][7] Il remet en question la vision du corps comme un ensemble d’os imbriqués et a fait l’objet de nombreuses publications scientifiques ces dernières années. [8][9]

Voici une schématisation du modèle de biotenségrité constitué par ce réseau de fascias:

Voici maintenant un exemple de chaine myo-fasciale, c’est à dire une continuité entre fascias et muscles dans le corps [10]:

De nombreuses dissections ont permis de valider ces différentes continuités tissulaires[11].

Si un fil de cette toile perd de son élasticité ou se rétracte pour « se protéger », il va tirer sur les autres fils et ainsi créer des répercussions à distance. C’est pour cela que l’on dit que, dans le corps, tout est lié!

Pour mieux comprendre de quoi nous parlons, regardons cet excellent documentaire ARTE sorti en 2018. [12]

Ainsi activité physique et assouplissements (myo-fasciaux!) sont essentiels pour maintenir le corps mobile et en bonne santé. On ne parle pas ici de bouger pour le plaisir, mais bel et bien pour maintenir une santé durable !

En effet, les nombreuses études réalisées sur l’activité physique ont montré que celle-ci diminue bon nombre de problèmes de santé[13] et réduit de 60% le risque de décès[14].

Des études ont même montré que faire de l’activité physique avait une influence positive sur la santé de vos futurs enfants! [15]

Alors qu’attendons nous pour bouger?!

Passons à la pratique

Pour plus d’informations concernant une activité physique adaptée à nos besoins, je vous conseille le site du Programme National Nutrition Santé de l’Agence Nationale de Santé Publique.


[1] Changements épigénétiques dans le muscle squelettique humain sain après l’exercice – une revue systématique, 2019, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31046576/ (traduction française)

[2] Définition du système fascial, 2017, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28167173/ (traduction française)

[3] Frontières de la recherche sur les fascias, 2018, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30368329/ (traduction française)

[4] Pas simplement un organe d’emballage protecteur? Un examen du fascia et de sa capacité de transmission de force, 2018, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29122963/ (traduction française)

[5] Propriétés contractiles actives du fascia, 2019, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31012158/ (traduction française)

[6] Thomas W. Myers, Anatomy Trains, Les méridiens myofasciaux en thérapie manuelle, Elsevier Masson, 2018.

[7] Un examen des modèles théoriques fasciaux: biotenségrité, fascintegrité et chaînes myofasciales, 2020, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32226693/

[8] Fascia Research Project, URL: https://www.fasciaresearch.de/

[9] Publications PubMed: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=fascia

[10] Idem 6.

[11] Idem 6.

[12] Les alliés secrets de notre organisme – Fascinants Fascias, Documentaire ARTE GEIE, 2017

[13] Le lien incontournable entre l’activité physique et le système de défense de l’organisme, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31193280/ (traduction française)

[14] La clinique du coureur, Incidence de l’activité physique sur les maladies, URL: https://az675379.vo.msecnd.net/media/6105868/lcdc-incidencemaladies-24×36-fr.pdf

[15] Impact de l’exercice parental sur les modifications épigénétiques héritées par la progéniture: une revue systématique, 2019, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31758667/ (traduction française)


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