Théorie du décodage biologique

Extrait de mon mémoire Unité corps-émotion, de la théorie à l’Ostéopathie.

La prise en compte d’une médecine (et de maladie) psychosomatique est de plus en plus répandue de nos jours. Les pathologies ont de moins en moins un caractère purement organique, elles sont désormais intégrées dans un complexe multifactoriel qui considère le patient dans sa globalité physique et émotionnelle, son environnement personnel et social. De nombreuses théories psychosomatiques ont vu le jour. Nous avons ainsi décidé de chercher à comprendre comment nous pourrions utiliser des connaissances des mécanismes émotionnels pour nous aider dans notre pratique quotidienne.

Un peu d’histoire

Le décodage biologique, la lecture biologique ou encore le sens biologique des symptômes font partie de ces approches. Elles sont issues des travaux du Ryke Geerd Hamer, médecin allemand, spécialisé en médecine interne et radiologie qui, en 1978 perdit son fils, tué par balle. Quelques mois plus tard, il développera un cancer des testicules qu’il percevra comme une conséquence possible liée à la perte de son fils. En partant de l’hypothèse que tout est régi par le cerveau, il étudie les scannographies du cerveau de ses patients et compare ceux-ci aux dossiers médicaux et psychologiques correspondants. Il y trouve une corrélation précise entre la manifestation organique et certains « chocs conflictuels ». Il observe que lors d’un choc, une image particulière apparait au niveau cérébral, formée de cercles concentriques, qu’il nommera « foyer de Hamer », en lien avec certaines parties du corps.

Le docteur Hamer créa une véritable doctrine réductionniste où il incitait ses patients atteints de cancers à arrêter tout traitement conventionnel. Sa méthode est ainsi contestée par les autorités médicales et scientifiques. Elle est également dénoncée par les instances de lutte contre les dérives sectaires. Hamer a eu de nombreux démêlés avec la justice (en Allemagne, Autriche, France, Espagne), notamment à la suite de nombreux décès, et sa licence d’exercice de la médecine lui a été retirée en 1986.[1]

Ses théories ont néanmoins été reprises par de nombreux médecins et thérapeutes car elles font le lien entre phylogénèse[2], ontogénèse[3], éthologie[4], physiologie et physiopathologie en s’intéressant à la relation entre le cerveau, les organes et les « mécanismes comportementaux biologiques ».

C’est ainsi que de façon beaucoup plus mesurée, le décodage biologique, le sens biologique, ou encore la lecture biologique, abordent les concepts développés initialement par Hamer, avec une approche plus en lien avec des thérapies brèves ou en l’utilisant comme une grille de lecture, qui ne se soustrait en rien à la médecine conventionnelle, et serait une aide complémentaire au traitement.

Il nous est paru ainsi intéressant d’aborder ce sujet qui fait le lien avec de nombreux points déjà évoqués précédemment. Bien entendu, dans le cadre ostéopathique, nous ne nous intéresserons qu’aux problématiques relevant de notre champ de compétence, à savoir le traitement de pathologies (troubles fonctionnels) non organiques. Dans cette optique, nous parlerons de pathologie et non pas de maladie, tel que le mentionnait Hamer.

Il nous paraît important que ce genre d’approche soit perçue comme une aide à la compréhension du patient dans sa globalité, pour nous permettre de répondre au mieux à son motif de consultation, et alors de voir en quoi le psycho-émotionnel a pu influencer la pathologie qu’il en soit ou non à l’origine.

Décryptage du sens biologique[5]

Notion de conflit biologique

Toute pathologie commence par un choc extrêmement brutal, aigu et dramatique, qui prend l’individu à contre-pied, en ce sens qu’il n’y était pas préparé, et le laisse dans une totale impuissance face à son éventuelle peur. Souvent la souffrance engendrée par ce choc est vécue dans l’isolement et perçue par le patient comme la plus grave qu’il n’ait jamais connue.

La teneur subjective du choc, la manière, voire l’endroit du corps où le patient l’a ressenti à l’instant de l’évènement, détermine trois niveaux de répercussion:

  • Psychique : surstress émotionnel, que le cerveau ne peut gérer consciemment.
  • Cérébral: apparition des foyers de Hamer[6] : il ne faut pas perdre de vue que lors d’un choc dramatique, plusieurs ressentis coexistent, qui sont autant de facettes du conflit que l’on peut appeler les rails du conflit.
  • Organique : Les troubles organiques des tissus en résonnance avec les aires cérébrales.

On parle de conflit biologique lors d’un tel choc qui vient s’« ancrer » dans le corps, mettant en jeu ce que l’on appelle la « triade psychisme-cerveau-organe ».[7] L’évolution est synchrone, précise et constante entre le conflit au niveau psychique, organique et cérébral dès l’instant du choc.

Triade psychisme-cerveau-organe[8]

Le fait d’être pris à contre-pied va de pair avec ce qu’Henri Laborit a appelé inhibition de l’action.

Ce qui sera déterminant, ce n’est pas ce qui est arrivé, mais comment le patient l’a ressenti psychiquement au moment du choc. L’individu ayant sa vérité à lui, en fonction de la façon dont il perçoit et ressent les évènements de sa vie, il ne déclenchera pas de pathologie tant qu’il pourra « gérer » mentalement ses difficultés. [9]

Le cerveau inconscient, qui gère des centaines de milliers de fois plus d’informations à la seconde que le cerveau conscient, va mémoriser tous les détails de l’évènement. Cela va ainsi constituer les « rails  du conflit » : un arrêt sur image qui va être important car c’est lui qui va créer des récidives lorsque notre cerveau va percevoir une nouvelle association entre différents éléments de la scène.

Il existera un effet hypnotique du conflit, inconscient, à savoir le fait de reproduire toujours la même situation en lien avec le choc de départ (ex : après s’être cogné une fois à un endroit, on se cogne ensuite toujours au même endroit). Cliniquement, on observe un regard absent et une attitude de déni (mécanisme inconscient) du patient lorsque l’évènement conflictuel est évoqué. Le sens biologique des répétitions du conflit pourrait être de fournir par la « remise en situation de l’évènement » une chance supplémentaire d’y apporter une réponse différente, plus adéquate, donc de progresser. On observe une propension du patient à répéter son conflit, constituant ainsi un des facteurs qui structure le développement de notre personnalité.

L’âge, le sexe, la combinaison des hormones surtout sexuelles qui est particulière à chacun, ainsi que la latéralité[10] détermine l’impact de l’évènement conflictuel sur le cerveau et dans l’organe.

Il existe aussi une répétition des conflits selon des cycles. Par définition, un cycle biologique (on parle aussi de cycle cellulaire) est la répétition inconsciente du fonctionnement d’une mémoire, qu’il s’agisse d’un phénomène de type organique ou de type psychique. Il existe de nombreux cycles dans la physiologie humaine (menstruel, circadien, …). Nous conservons la mémoire d’évènements de notre vie que nous revivons selon des cycles.

Enfin, si le vécu subjectif du symptôme est de même nature que le conflit initial, il peut y avoir installation d’un cercle vicieux plus difficile à résoudre. On peut parler de conflit verrouillant.

On observe dans cette approche les mécanismes de survie mis en jeu dans la nature face à une agression extérieure. Tel que nous l’avons dans les états de stress, chez l’être humain, le danger est souvent intérieur, et le cerveau inconscient ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel. Cela peut expliquer pourquoi notre corps réagirait ainsi face à un « danger » en lien avec un choc émotionnel.

L’évolution en deux phases

Il existe une évolution biphasique de la pathologie à condition que le conflit ait reçu une solution.

Il est ici fait état de l’importance du système nerveux autonome. Celui-ci gère le rythme circadien, soit l’alternance jour/nuit. En bonne santé, la phase diurne est celle de l’éveil et de l’activité. On a alors une prédominance du système nerveux orthosympathique. La phase nocturne est celle de la réparation et de la récupération, avec prédominance du système nerveux parasympathique. Dans des conditions physiologiques, nous avons une alternance de ces deux mécanismes, à la fois opposés et complémentaires (Cf. Figure 29)

On distingue la phase active dès que le « seuil de mise à feu » du surstress est atteint et jusqu’à l’instant de la résolution du conflit, le patient se trouve alors dans un état de sympathicotonie durable. On parle ici de masse de conflit qui correspond à ce que la personne accumule en elle de réaction face au stress, et qui déterminera l’intensité et la longueur des processus de la phase de réparation. Le sens biologique de cette phase est d’exprimer un surcroît de vigilance nécessaire à la recherche de solution, et ainsi que déjà exprimé, d’agir sur le corps de l’individu vivant dans la nature pour lui donner une chance supplémentaire de survie, soit un gain de temps.

Les signes cliniques sont un ressassement du conflit, voire l’insomnie, une fatigue tendue, une perte de poids et d’appétit, une prédominance du système nerveux orthosympathique avec les symptômes correspondants (tachycardie, ralentissement du péristaltisme, vasoconstriction périphérique, hypersudation, …).

La phase post-conflictolytique ou post-conflictuelle (Pcl) débute lorsque le conflit s’arrête. Le cerveau inconscient vient de trouver une solution de survie face à la situation. Cette phase débute souvent par une émotion forte : larmes, rires, … Cette phase est inconfortable pour le patient car c’est là qu’apparaissent les symptômes et la plupart des douleurs de réparation. Le patient aura alors une fatigue détendue, des sueurs nocturnes, de la fièvre, et une prédominance du système parasympathique avec ralentissement des fonctions de l’organisme. La fonction digestive et l’appétit sexuel seront quant à eux favorisés.

Cette phase comporte trois étapes dans son déroulement chronologique :

  • La phase inflammatoire ou exsudative (Pcl A) : elle correspond à la mise au repos forcé, par amplification de la phase de récupération. On y trouvera un afflux sanguin dans la zone à réparer, des inflammations, hémorragies, congestions, des infections et fièvres, des douleurs pulsatiles, une fatigue, sensation de faiblesse, une hypotension.
  • La crise épileptoïde : elle survient brusquement et se traduit par une perte du contrôle de l’activité électrique du cerveau (éternuements, tremblements, tics, spasmes, brides, torsions, diarrhées, …). Elle est considérée comme une relecture inconsciente du choc émotionnel. On a ici une prédominance orthosympathique avec majoration des symptômes de la phase active. Cela dure de quelques instants à quelques semaines, en fonction de la masse de conflit. C’est en quelque sorte un test de validité de la solution trouvée au conflit dans l’optique de la survie de l’espèce.
  • La phase cicatricielle (Pcl B) : c’est l’étape de réparation tissulaire proprement dite, voire de fibrose. Il peut y avoir restitution intégrale si la masse de conflit n’est pas trop importante. Sinon il peut persister des kystes, du cal osseux, des rétractions tissulaires. Un retour à la normotonie (« équilibre du système nerveux autonome ») se produit, c’est la guérison sur le plan biologique.
Différents tissus embryologiques pour différentes thématiques

On peut classer les réactions tissulaires en fonction de leur origine embryologique.

Chaque feuillet embryonnaire est en correspondance avec un relai cérébral (foyer de Hamer), un organe correspondant et un type de structure histologique caractéristique.

Les conflits qui impactent des tissus ayant leurs relais dans le cerveau ancien (tronc cérébral et cervelet) se traduisent par des mitoses cellulaires pendant la phase active et par des phénomènes de caséifications microbiennes de déblayage des tumeurs durant la phase de guérison post-conflictolytique.

Les conflits qui ont leur point d’impact dans le cerveau nouveau (substance blanche et cortex) présentent des pertes cellulaires (nécroses, ulcères) durant leur phase active ou des pannes fonctionnelles.

Parmi les tissus embryologiques, on distingue endoderme, mésoderme et ectoderme. Or, le mésoderme est ici divisé en deux tissus, les deux se rapprochant des tissus qui leur sont proches du point de vue de l’évolution. Ainsi, on distingue mésoderme ancien et mésoderme nouveau.

A l’origine des espèces, les cellules se sont rassemblées pour former les premiers tissus, correspondant aujourd’hui à l’endoderme. La seule fonction de ces tissus était la survie et donc tout ce qui touche aux problématiques de « vital ».

L’évolution a permis aux espèces d’adopter un système de protection pour améliorer leur survie : le mésoderme ancien.

Puis le mésoderme nouveau a permis de constituer des structures qui ont donné à l’espèce la capacité de se déplacer (appareil musculo-squelettique)

Et enfin l’évolution, avec la création de l’ectoderme, nous a permis de faciliter nos échanges avec les autres espèces.

Ainsi chaque pathologie, en phase active ou en phase post-conflictolytique, possède un sens biologique bien réel que nous pouvons découvrir par le recours à l’embryologie et à l’éthologie. Chaque pathologie constitue donc un programme spécifique pour résoudre un problème biologique inattendu et peu ordinaire (Cf. Figure 30).

L’aspect binaire des remaniements tissulaires

Chaque catégorie de microbes a une action spécifique sur le tissu embryonnaire qui lui correspond. Les microbes interviennent durant la phase post-conflictolytique sous le contrôle du cerveau. Ils ne seraient alors pas responsables des symptômes propres à la phase de guérison mais au contraire, ils lui permettraient de se dérouler de manière optimale.

Selon les lois de l’évolution et la collaboration entre les espèces pour évoluer, comme les bactéries constituantes de notre système digestif ou de notre flore commensale, les bactéries, champignons ou virus viendraient coopérer sous l’activation de notre cerveau. Ce qui expliquerait par exemple pourquoi la muqueuse intestinale laisse passer certains antigènes au niveau d’amas de cellules immunitaires (plaques de Peyer). Il paraît incohérent, après des millions d’années d’évolution, de laisser passer des organismes qui pourraient nous nuire. Néanmoins, cela ne fonctionnerait que pour les microbes dont notre cerveau a acquis les « codes biologiques de comportement » durant les millions d’années où nos organismes les ont annexés. Ceci ne vaut donc pas pour les microbes exotiques dont notre cerveau ne possède pas les codes comportementaux.

Synthèse

On peut ainsi comprendre une pathologie comme étant une partie d’un programme spécifique de survie, soit un gain de temps, mis en place par la nature tout au long de l’évolution.

Est évoquée ici la notion d’invariant biologique universel, comme le rapport direct constant entre le ressenti archaïque du patient ou de l’animal, et l’expression du programme biologique archaïque correspondant au niveau de l’organe, plus précisément du tissu qui l’exprime, soit ce que nous appelons maladie, ou ici pathologie. Une des questions primordiales à se poser pour comprendre et trouver des invariants biologiques universels est de déterminer quel avantage momentané en termes de survie, le fonctionnement pathologique apporte par rapport au fonctionnement physiologique. Par ailleurs, pour une même pathologie, on peut observer que ce sont toujours les mêmes zones cérébrales qui sont impliquées, tant chez l’humain que chez l’animal.

Deux tableaux permettront de résumer ce que nous avons abordé dans cette partie.

Evolution de la pathologie[11]

Le programmant « P » est lié au premier choc. Il est toujours vécu sur un conflit réel. C’est ce que va mémoriser le cerveau, pour pouvoir reconnaitre cette situation, l’anticiper si besoin, et préparer la réponse biologique. Nous devenons extrêmement sensibles à cette situation mais il faudra un autre évènement qui va appuyer sur cette sensibilité et qui enclenchera la réponse biologique.

Cette sensibilité est le déclenchant « D ». Le surstress intervient alors sur une fragilité, une blessure, une faille que représente le programmant. Il peut être sur une situation réelle, ou virtuelle voire même symbolique.

Il peut s’en suivre un certain nombre de récidives, un rail, un détail, une ambiance émotionnelle pouvant suffire à réactiver l’ensemble du conflit biologique.

Evolution tissulaire[12]

Ces différents éléments seront à prendre en compte avec l’histoire du patient, souvent dans sa vie intra-utérine ou dans son enfance, où les mécanismes de régulation de l’émotion ne sont pas encore établis, voire en prenant en compte les événements familiaux tels que nous avons pu le voir dans les traumatismes transgénérationnels.

Chaque partie du corps ayant une fonction précise, le sens biologique des symptômes aura un lien avec l’endroit concerné et sa fonction (le cerveau inconscient ne fait pas la différence entre réel et symbolique).

A noter que les conflits liés aux membres inférieurs seront en lien avec des thématiques de déplacement, tandis que les membres supérieurs seront en lien avec des thématiques d’action.

Cette approche semble en résonnance avec les principes de la médecine traditionnelle chinoise qui relie chaque élément à un organe et une émotion correspondante.

Il n’est ici pas question de convaincre le patient de croire à une « lecture » émotionnelle de son corps, mais plutôt de lui apporter des pistes qui vont pouvoir faire écho à son inconscient pour que ce dernier comprenne que le danger qui a pu exister n’a plus de raison d’être et ainsi libérer le stress ancré en lui-même. Il faut ainsi laisser le sujet se souvenir et non pas lui imposer des souvenirs. Cette distinction a une grande importance alors que l’on sait qu’il existe la possibilité que le cerveau intègre des faux souvenirs, notamment par la manipulation.

C’est Elizabeth Loftus[13] (en 1974) qui a mis en évidence cette modification de la mémoire en implantant de faux souvenirs chez des sujets (par exemple, en leur créant le souvenir d’avoir vu Bugs Bunny à Disneyland après la lecture d’un faux texte incluant le personnage et d’un questionnaire influençant le sujet, alors que ce dernier est un personnage de la Warner Bros). Daniel Schacter[14] explique ce phénomène par le fait que le cerveau distingue difficilement les souvenirs mémorisés et l’imagination. Dans les deux cas, les mêmes zones du cerveau sont activées.[15]


[1] Sarradon-Eck Aline et Caudullo Coralie, Le décodage biologique. Diffusion d’une nouvelle médecine non-conventionnelle contre le cancerAnthropologie & Santé [En ligne], 2 | 2011, mis en ligne le 24 juillet 2014,

    URL : http://journals.openedition.org/anthropologiesante/539 consulté le 13/01/2020

[2] Etude des liens de parentés entre êtres vivants.

[3] Décrit le développement progressif d’un organisme.

[4] Etude du comportement des espèces animales.

[5] Guinée robert, Et si les maladies étaient une mémoire de l’évolution ?, Néosanté Editions, 2015

[6] A noter que les foyers de Hamer sont considérés aujourd’hui comme des artefacts, ce n’était pas le cas pour certains fabricants d’appareils d’imagerie à l’époque.

[7] Cette conception ne concerne pas les maladies résultant de l’action d’agents toxiques ou d’agents physiques qui agissent par effet de masse, ni les maladies résultant de carences alimentaires graves et les malformations.

[8] De Almeida Sandra, Sens biologique, musculosquelettique, polycopié

[9] Une explication peut être faite : lorsque le stress psychologique croît et devient permanent, il perturbe gravement le fonctionnement du système nerveux central. Ainsi dans les fourchettes compatibles avec le fonctionnement physiologique propre à l’état de santé, le stress n’engendre que des conflits psychologiques. Une fois le niveau de surstress atteint, le stress devient biologique et est géré de manière inconsciente à un niveau archaïque et vital de son fonctionnement par notre cerveau.

La traduction du stress émotionnel au niveau organique et/ou psychiatrique libère ainsi la presque totalité des circuits cérébraux pour l’urgence, à l’exception de ceux qui resteront plus spécifiquement concernés par le ressenti au moment du choc. Ceci permet de ramener l’économie du cerveau et de l’organisme dans les limites compatibles avec la survie quoi doit être comprise comme étant un gain de temps pour résoudre le conflit.

[10] Une explication de l’importance de la latéralité peut être faite lors de l’embryogénèse et notamment du passage d’unicellulaire à bi-cellulaire. Les deux cellules évoluent de la même façon mais l’une va « réagir » comme un gaucher et l’autre comme un droitier. Elle permet une diversité supplémentaire de réaction au stress, cela accroît les chances de survie au niveau biologique. Ainsi, dans une même situation conflictuelle, deux individus du même sexe mais de latéralité différente exprimeront des pathologies différentes. Cette caractéristique est observable chez les jumeaux univitellins, chez qui le matériel génétique est le même, mais pas la latéralité.

De plus, femmes et hommes fonctionneront de façon opposée par rapport à leur latéralité. Cela augmente les chances de survies d’un clan confronté à un conflit. La femme gauchère et l’homme droitier ont une « énergie plutôt masculine » : mono-tâche, conquérant, protecteur, dans le contrôle et l’action, ayant besoin d’exister en dehors du nid. La femme droitière et l’homme gaucher auront une « énergie plutôt féminine » : multitâche, sensible à son nid, dans la séduction, intéressé au détail et à la relation, plutôt passive.

Lors d’un conflit, le cerveau va prendre d’abord en charge la situation réelle (ex : le danger est venu de la droite), mais de façon symbolique, il peut traiter le ressenti en fonction de la latéralité biologique.

Pour les droitiers des deux sexes, le côté gauche représente la relation avec sa propre mère et avec ses enfants, ou ce que l’on considère comme ses enfants, animaux, entreprise, projets, … Le côté droit représente la relation avec le père, le partenaire, autres membres de la famille, amis, collègues, …

[11] Poirier Stephan, Sens biologique des symptômes, polycopié

[12] Poirier Stephan, Sens biologique des symptômes, polycopié

[13] Loftus Elizabeth (1944- ), psychologue cognitiviste américaine de l’Université d’Irvine (USA).

[14] Schacter Daniel (1952- ), psychologue et professeur de l’Université d’Harvard.

[15] Je me souviens donc je me trompe, Documentaire Arte France, Scientifilms, CNRS Images, 2016


Publications

Voici la seule publication scientifique trouvée sur PubMed à propos des théories du Dr Hamer

Søren Ventegodt, Niels Jørgen Andersen, Joav Merrick, Rationality and irrationality in Ryke Geerd Hamer’s system for holistic treatment of metastatic cancer, ScientificWorldJournal 2005 Jan 28;5:93-102. doi: 10.1100/tsw.2005.1, URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15702221/

Lire l’article (anglais): http://downloads.hindawi.com/journals/tswj/2005/301249.pdf